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Message par Tyma le Lun 3 Sep - 0:42

Voltaire




Né a Paris en 1694, François Marie Arouet, dit Voltaire, est d'abord un brillant jeune homme qui fuit une banale carrière juridique, comme son milieu et ses études le prédusposaient à en adopter une. Dans le monde des salons, il est de toutes les réjouissances, et manifeste déjà une attitude contestataire et un sens de la dérision qui lui vaudront quelques déboires.
Voici ce qu'en dit Saint-Simon : "Arouet, fils d'un notaire qui l'a été de mon père et de moi jusqu'à sa mort, fut exilé et envoyé à Tulle, pour des vers fort satiriques et fort imprudents. Je ,e m'amuserais à marquer une si petite bagatelle, si ce même Arouet, devenu grand poète et académicien sous le nom de Voltaire, n'était devenu, à travers force aventures tragiques, une manière d'important parmi un certain monde" (Mémoires, 1757).
En 1716 et 1717, à deux reprises, le jeune homme se rend coupable de textes trop critiques : le Régent l'envoie d'abort en exil, puis à la Bastille ou il reste près d'un an.
En 1726, il récidive : à la suite d'une querelle avec le chevalier du Rohan, qui est infirme et qui fait bâtonner Voltaire, on embastille ce dernier pour calmer les esprits et on l'encourage bien vivement à entreprendre le voyage en Angleterre qu'i a résolu.
A son retour, et après la publication de ses Lettres Philosophiques en 1734, une lettre de cachet l'oblige à se réfugier auprès de Mme du Châtelet, à Cirey, en Champagne, à proximité des frontières.
En 1718, se produisent deux évènements fondamentaux :
- le 18 novembre, la premi_re représentation de sa tragédie OEdipe est un succès triomphal qui lui assure durablement la gloire de poète dramatique, d'ailleurs confortées pas le grand succès de Zaïre (1732) et de Mérope (1743). Il y joint après sa publication en 1728 de son épopée La Henriade (nouvelle version de La Ligue des 1723), la réputation de grand poète épique que la France attend depuis longtemps. Quelques images de cette renommée sont fournies par sa position de poète de la Cour (il est chargé des divertissements pour le mariage de Louis XV, en 1725), son election à l'Academie en 1746, sa charge d'historiographe de France.
- cette même année 1718, il prend le nom de Voltaire sans doute formé par l'anagramme de AROU(V)ET Le Ienne; cette naissance d'un homme nouveau, affranchi de toute tutelle et indépendant à l'égard des traditions, marque son entrée dans la lutte philosophique.

Le très parisien Voltaire va cependant devoir vivre loin de Paris, par précaution (pour éviter de nouveau emprisonnements), par commodité (il est alors libre de publierce qu'il veut et comme il le veut), par gôut de la liberté et de la provocation, enfin (il entretient une correspondance nourrie avec toure l'Europe et se donne l'impression de tirer les ficelles de la lutte philosophique).

En voici les étapes :

- 1726-1728 : en Angleterre.
- 1734-1749 : a CIrey en Champagne, avec des séjours à Bruxelles, à Paris, à Berlin, et devers voyage en Hollande.
- 1750-1753 : en Prusse aupèrs de Frédéric II, avec lequel il finit par se brouiller.
- 1753-1755 : en Alsace ou il attend en vain l'autorisation de revenir à Paris.
- 1755-1778 : en Suisse, dans la République de Genève, il acquiert une propriété, Les Délices, ou il pense trouver le repos et la sécurité. En 1758-1759, il achète à proximité les terres de Ferney et Tournay, situé en France mais juste sur la frontière : il va pouvoir "cultiver son jardin".
De 1762 à 1765, il se consacre néanmoins à la réhabilitation des Calas, famille protestante accusée d'avoir assassiné un de ses fils au moment ou il allait se convertir au cathilicisme. Après avoir mobilisé et rémunéré des avocats, il intéresse toute l'Europe à la révision du procès et obtient finalement gain de cause.

De retour à Paris, il meurt en 1778, laissant ce dernier billet : "Je meurs en adorant Dieu, en aimant mes amis, en ne haissant pas mes ennemis, et en détestant le supertition".

Ouvrages :


* Œdipe, 1718
* La Henriade, 1728
* Histoire de Charles XII, 1730
* Brutus, 1730
* Zaïre, 1732
* Le temple du goût, 1733
* Lettres anglaises ou Lettres philosophiques, 1734
* Adélaïde du Guesclin, 1734
* Mahomet, 1736
* Mondain, 1736
* Epître sur Newton, 1736
* Traité de métaphysique, 1736
* L'Enfant prodigue, 1736
* Essai sur la nature du feu, 1738
* Eléments de la philosophie de Newton, 1738
* Zulime, 1740
* Le fanatisme ou Mahomet le prophète, 1741
* Mérope, 1743
* Zadig (ou La Destinée), 1748
* Le monde comme il va, 1748
* Nanine, ou le Péjugé vaincu, 1749
* Le Siècle de Louis XIV, 1751
* Micromégas, 1752
* Poème sur le désastre de Lisbonne, 1756
* Essai sur les mœurs et l'esprit des Nations, 1756
* Histoire des voyages de Scarmentado écrite par lui-même, 1756
* Candide ou l'Optimisme, 1759
* Tancrède, 1760
* L'histoire d'un bon bramin, 1761
* La Pucelle d'Orléans, 1762
* Traité sur la tolérance, 1763
* Ce qui plait aux dames, 1764
* Dictionnaire philosophique portatif, 1764
* Jeannot et Colin, 1764
* De l'horrible danger de la lecture, 1765
* Petite digression, 1766
* Le Philosophe ignorant, 1766
* L'ingénu, 1767
* La Princesse de Babylone, 1768
* Canonisation de saint Cucufin, 1769
* Questions sur l'Encyclopédie, 1770
* Les lettres de Memmius, 1771
* Il faut prendre un parti, 1772
* Le Cri du Sang Innocent, 1775
* De l'âme, 1776
* Dialogues d'Euhémère, 1777
* Correspondance avec Vauvenargues, établie en 2006




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Tyma
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